Articles Tagués ‘Harold Cobert’


Un Hiver avec Baudelaire
Harold Cobert
Éd.HO / Livre de Poche

Baudelaire

Il y a des romans divertissants, qui vous font sourire et passer un agréable moment, puis il y a ceux qui font « réfléchir », qui vous font verser une larme quand vous le fermer. Un hiver avec Baudelaire fait parti de la dernière catégorie. Une fois lu les derniers mots de ce roman, on ne pose plus le même regard sur le monde. Ce livre s’imprègne en vous. Il vous habite longtemps… Il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver les mots, ou du moins pour essayer de trouver les mots justes, pour parler de ce livre. Je ne suis même pas sure, au final, de les avoir vraiment trouver…

Le « héros », Philippe, est un homme banal, ordinaire. Cela pourrait être vous ou moi, votre voisin, un parent, n’importe qui et tout le monde. Et c’est là, une des forces de ce roman. L’identification. L’auteur arrive à humaniser son personnage à tel point que l’on devient nous même, le temps de 200 pages, cet homme qui voit sa vie basculer, qui perd tout…  Ce Tout nous est familier, commun. On pourrait dire de ce livre qu’il narre l’histoire banale d’un homme ordinaire. Mais cela serait sans compter sur le talent de l’auteur. Harold Cobert vous emporte dans son monde, vous immerge. Il « peint » cet ordinaire d’une façon, j’ai envie de dire quasi « extraordinaire ». Le lecteur ne peut rester simple spectateur… passif. On ressent l’angoisse, la panique, la peur, la peine, la tristesse, le froid, la joie, le désespoir… On entend, on voit, on sent. On dépasse l’imaginaire, la fiction et l’on pénètre entièrement dans la réalité, la réalité du récit. Tout est palpable. Chaque mot, chaque phrase résonnent en nous. Tout est authentique. Visuel. Sensoriel. On touche l’intime, le quotidien, l’essence de l’homme. Avec grâce. C’est une autre des forces de ce roman. On oscille constamment entre la beauté poétique et l’âpre réalité. La douceur et la violence. L’amour et la haine.La vie et la mort. Et tous les dégradés qui les accompagnent. En résumé, la vie, la vraie, haute en couleur et en dénivelé.

Un Hiver avec Baudelaire est plus que la simple histoire d’un homme ordinaire qui se retrouve à la rue. C’est l’histoire de l’Homme, dans notre société. Il met la lumière sur ce qu’on refuse de voir. Il lève le voile sur ceux qu’on croise quotidiennement et que l’on ne regarde pas. Ce, et Ceux, qui nous dérange-nt. Ce roman met en exergue ce qu’il y a de pire et ce qu’il y a de plus beau en chacun de nous. Il illumine cette main, ou cette « patte », qui nous fait tenir debout, qui nous aide à nous relever quand on est à terre. Il ne cache pas non plus l’autre main qui nous maintient au sol, qui nous pousse. Un hiver avec Baudelaire, c’est un magnifique message d’espoir. D’espoir en l’homme. En l’humanité. J’ai envie de dire que c’est un merveilleux conte de fait.

Est ce mon roman préféré d’Harold Cobert ? Sûrement. Et je dirais même qu’il fait parti de ces romans qui vont me suivre partout…longtemps. Très longtemps.
Je vous invite à vous plonger dans un Hiver avec Baudelaire. Mais prenez garde, il fait parti de ces romans passionnés et passionnants !

Encore une fois, j’ai pris le parti de ne pas parler plus que ça de l’histoire en elle-même… J’espère que cela ne desservira pas ce roman.
Alors à ma façon, je vous invite à découvrir quelques « bouts » de l’histoire, avec toujours ma vision… de plus en plus subjective !


Dieu surfe au Pays Basque.
Harold Cobert.
Éditions Héloïse d’Ormesson

dieusurgeaupaysbasque

  • BookInMe

Le titre m’a tout de suite attirée. Du surf, le pays basque : on est déjà en vacance sur la plage !
On imagine le soleil, le bruit des vagues, le sable chaud… restait à trouver la place de Dieu dans tout ça.

J’avoue ne pas avoir lu la 4ème de couverture, ni les nombreuses chroniques sur ce livre avant de le commencer. J’aime la surprise quand un titre me charme ainsi.
Je connaissais l’auteur. J’avais déjà dévoré ses autres ouvrages. Je ne partais pas en terre totalement inconnue. J’aimais son style, son choix des mots et sa façon particulière de vous transporter dans un autre monde. Treboc m’avait déjà conquise…
J’avais donc hâte de me plonger à nouveau dans un de ses romans au titre plus qu’aguicheur !

Ce n’est qu’une fois installée confortablement, prête à m’abandonner au plaisir de ce nouveau bouquin que je découvre cette petite note au bas de la couverture, typique des Éditions Heloïse d’Ormesson, « Le père interrompu ».
J’ignorer encore dans quel monde j’allais plonger, mais mon intérêt était piqué, titillé… J’ouvre enfin mon livre et cette citation « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ». Dostoïevski. Les Frères Karamazov. Un de mes bouquins préférés… Que de promesses avant même de commencer !

Enthousiaste et impatiente, j’ai commencé à lire…et ne me suis arrêtée qu’une fois le roman terminé !

  • BookInner

On entre dans le vif du sujet en quelques phrases. « Le bébé est mort ». Mauvais rêve d’un jeune marié, d’un futur père.
Dés les premières pages on s’immisce, tel Dieu, dans la vie de ce couple. On glisse entre passé et présent, rires et larmes. Omniscient, le lecteur pénètre dans l’intimité de leurs relations et s’attache peu à peu aux personnages du roman. On surfe sur leurs histoires. Histoire d’amour naissante. Histoire d’une femme fascinante. Histoire de la naissance d’un père…

  • BookInnée

Le voyage de ce livre ? On commence sur la plage, le sable chaud, le soleil, le bruit des vagues…
Puis, petit à petit, on entre dans l’eau. On commence à ramer, on observe cette vague angoissante qui se forme, grandit. On s’approche, on l’appréhende, on se prépare tant bien que mal… Et on se la prend en pleine face !
On boit la tasse, on essaye de remonter à la surface, sur sa planche, de retrouver l’équilibre… On doute en regardant cette nouvelle vague qui naît au loin, on hésite quelques secondes… Et on y retourne !

  • BookInYou

Ce roman m’a profondément touchée. De par son sujet délicat, que je ne livrerai pas, mais également par l’angle choisi par l’auteur. Thème toujours traité d’un point de vue féminin, sa vision masculine est surprenante, voire déroutante. Harold Cobert, divin marionnettiste, nous offre des personnages forts et captivants que l’on a du mal à quitter.
Dieu surfe au Pays basque est un roman émouvant, percutant. Les mots sont justes, puissants et font mouche à chaque fois. L’histoire « banale » de ce couple devient, sous la plume d’Harold Cobert, prenante, prégnante, unique, originale.

Bref, un vrai bon livre comme on les aime ! On regrette juste qu’il ne soit pas un plus long, pour ne pas quitter les héros.
À lire… et relire !

//