Articles Tagués ‘French language’


BlackBook
Stéphane Nolhart
Laura Mare Éditions

BlackBook

BlackBook

B∞Kinnée accueille à nouveau ce cher Stéphane Nolhart et ses romans « collectors ».
BlackBook ne déroge pas à cette règle. Il est comme ces romans interdits, controversés qu’on se refilait sous le manteau… Si vous ne vous êtes pas rués dessus à sa sortie (en 2011), patience et opiniâtreté seront les maîtres mots pour qui voudra se procurer ce petit joyau de lecture ! Il vous faudra user des sous réseaux, pénétrer les marchés noirs… Ou plus simplement, avoir un super bouquiniste pas très loin qui fait les œuvres d’art ! Mais dans tous les cas, ce roman mérite largement la peine et le temps passés pour le dénicher… Blackbook fait parti de ces livres indispensables et Etienne Darc, le personnage principal, est une référence incontournable.

Etienne Darc est écrivain. Un écrivain parisien, d’une quarantaine d’année, « bourré » de talent.
Etienne Darc peine à garder une femme dans sa vie, il les aime trop pour s’engager pour de vrai. Un brin désabusé par ses deux divorces, il enchaîne les conquêtes éphémères comme il enchaîne ses cigarettes.
Etienne Darc peine à se faire éditer pour de vrai, dans une « vraie » maison d’édition.
Pour vivre de son art malgré tout, cet écrivain « quadra-parigot-célibataire-désabusé » n’a d’autres solutions que d’être nègre. Il  vit dans l’ombre, prêtant sa plume et son talent à des célébrités lumineuses, dont certaines ont légèrement pris la poussière… Comme cette ancienne « starlette » des années 70 qui vient de louer ses talents pour écrire sa biographie, qui, elle en est certaine, lui permettra de retrouver la lumière de sa gloire passée. Commence alors une épopée plus que loufoque pour notre héros. Entouré de personnages aussi burlesques qu’attendrissants, Etienne Darc plonge en plein cœur d’un univers hostile et fou : la Savoie… en hiver.

Sous couvert d’un humour décapant, Stéphane Nolhart nous offre une fois encore une satire acerbe et émouvante de notre société. Loin d’être black, ce roman est une peinture lumineuse de la littérature, des sentiments, de la condition humaine.
La plume de Stéphane Nolhart dépeint magistralement la face cachée du monde du livre, de l’édition, du spectacle, des rapports hommes-femmes actuels,  avec une savoureuse pointe de caricature dirons-nous (on va être gentil avec certains protagonistes…). BlackBook est une délicieuse et subtile mise en lumière de toutes ces petites parts d’ombres dont recèle notre société. L’auteur mélange avec art l’ironie, l’humour, la tendresse, la légèreté, le sérieux. Il éclaire tout en finesse ces sujets « sombres et épineux ». Il invite sans en avoir l’air le lecteur à la réflexion entre deux éclats de rire.
Stéphane Nolhart nous offre un grand cru de la littérature à déguster sans modération !
Petite mise en garde : crises de fou rire incontrôlables et à répétition ! À ne pas lire n’importe ou… 😉

BlackBook
Éd. Laura Mare
ISBN : 978-2-918047-68-1


Week-end surprise 
Agnés Abécassis
Éd. Calman-Lévy

week-end-surprise-couv-SITE

Agnés Abécassis fait partie des rares auteurs qui sont capables le temps d’un livre de vous faire rire et partir… en week-end surprise !
Même si ses romans ont à peu prés tous une trame identique, cela fonctionne à chaque fois.
On se laisse emporter. On suit avec plaisir les tribulations de ses personnages.
On sait, quand on choisit un de ses bouquins, que l’on va passer un moment agréable, léger et distrayant. Et n’est ce pas là ce qu’un livre a de plus beau à nous offrir ? « Une fenêtre par laquelle on s’évade ».

Week-end Surprise ne déroge pas à cette règle. On suit avec délice Brune et Prunelle, les deux héroïnes de ce roman.
L’auteure nous fait vivre une semaine, plutôt rock’n’roll, dans la vie de ses  femmes qui,  par de nombreux côtés nous ressemblent tant. N’ayant pas honte de l’avouer, il nous arrive tous d’être à deux doigts de la crise de la nerf, avec ou sans enfant. On a tous eu cette envie de faire un « break » avec le quotidien, de partir prendre l’air. Sans parler de cette petite voix intérieure qui nous murmure toutes ses choses que l’on ne dit pas… Du coup, les personnages d’Agnès Abécassis sont authentiques. Certes un peu farfelus parfois, mais c’est ce qui les rend justement si humains.
Et vous messieurs, n’allez pas imaginer que l’auteure vous laisse de côté. Vous trouverez certainement quelques similitudes avec Léonard et Simon. (Voire avec Brune et Prunelle également, ou encore Nestor et Noé… non pas que vous soyez de grands enfants. Quoique…)

Week-end surprise est un roman que l’on déguste sur la plage, sur une chaise longue, au coin du feu, entre deux rendez-vous (avec un risque de retard ceci dit…), dans une salle d’attente (avec cette fois un risque de ridicule dû aux ricanements incontrôlés…). Une petite gourmandise qui colle à toutes les saisons. Sa légèreté fait mouche, on rit, on sourit. Bref, on passe un vrai bon moment.

Si vous avez besoin de prendre l’air, de vous changer les idées, plongez-vous dans Week-end surprise… Un bon remède pour oublier la grisaille !


Héloïse est chauve.
Emilie de Turckheim
Éd. Héloïse d’Ormesson

Capture d’écran 2013-09-26 à 15.14.41

Une chronique qui sort un peu des traditions… Parce que parfois la meilleure façon de parler d’un livre est de le laisser s’offrir à vous.


Dieu surfe au Pays Basque.
Harold Cobert.
Éditions Héloïse d’Ormesson

dieusurgeaupaysbasque

  • BookInMe

Le titre m’a tout de suite attirée. Du surf, le pays basque : on est déjà en vacance sur la plage !
On imagine le soleil, le bruit des vagues, le sable chaud… restait à trouver la place de Dieu dans tout ça.

J’avoue ne pas avoir lu la 4ème de couverture, ni les nombreuses chroniques sur ce livre avant de le commencer. J’aime la surprise quand un titre me charme ainsi.
Je connaissais l’auteur. J’avais déjà dévoré ses autres ouvrages. Je ne partais pas en terre totalement inconnue. J’aimais son style, son choix des mots et sa façon particulière de vous transporter dans un autre monde. Treboc m’avait déjà conquise…
J’avais donc hâte de me plonger à nouveau dans un de ses romans au titre plus qu’aguicheur !

Ce n’est qu’une fois installée confortablement, prête à m’abandonner au plaisir de ce nouveau bouquin que je découvre cette petite note au bas de la couverture, typique des Éditions Heloïse d’Ormesson, « Le père interrompu ».
J’ignorer encore dans quel monde j’allais plonger, mais mon intérêt était piqué, titillé… J’ouvre enfin mon livre et cette citation « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ». Dostoïevski. Les Frères Karamazov. Un de mes bouquins préférés… Que de promesses avant même de commencer !

Enthousiaste et impatiente, j’ai commencé à lire…et ne me suis arrêtée qu’une fois le roman terminé !

  • BookInner

On entre dans le vif du sujet en quelques phrases. « Le bébé est mort ». Mauvais rêve d’un jeune marié, d’un futur père.
Dés les premières pages on s’immisce, tel Dieu, dans la vie de ce couple. On glisse entre passé et présent, rires et larmes. Omniscient, le lecteur pénètre dans l’intimité de leurs relations et s’attache peu à peu aux personnages du roman. On surfe sur leurs histoires. Histoire d’amour naissante. Histoire d’une femme fascinante. Histoire de la naissance d’un père…

  • BookInnée

Le voyage de ce livre ? On commence sur la plage, le sable chaud, le soleil, le bruit des vagues…
Puis, petit à petit, on entre dans l’eau. On commence à ramer, on observe cette vague angoissante qui se forme, grandit. On s’approche, on l’appréhende, on se prépare tant bien que mal… Et on se la prend en pleine face !
On boit la tasse, on essaye de remonter à la surface, sur sa planche, de retrouver l’équilibre… On doute en regardant cette nouvelle vague qui naît au loin, on hésite quelques secondes… Et on y retourne !

  • BookInYou

Ce roman m’a profondément touchée. De par son sujet délicat, que je ne livrerai pas, mais également par l’angle choisi par l’auteur. Thème toujours traité d’un point de vue féminin, sa vision masculine est surprenante, voire déroutante. Harold Cobert, divin marionnettiste, nous offre des personnages forts et captivants que l’on a du mal à quitter.
Dieu surfe au Pays basque est un roman émouvant, percutant. Les mots sont justes, puissants et font mouche à chaque fois. L’histoire « banale » de ce couple devient, sous la plume d’Harold Cobert, prenante, prégnante, unique, originale.

Bref, un vrai bon livre comme on les aime ! On regrette juste qu’il ne soit pas un plus long, pour ne pas quitter les héros.
À lire… et relire !

//