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L’Ostréopithèque
Bernard Cazaudon
Éd. Vents salés

ostreopitheque

Il m’est difficile pour cette chronique de conserver mes petites rubriques… Mais comme je suis le Seigneur du Château, et qu’il ne faut jamais s’enfermer dans un cadre, renversons (un peu) le régime établi !

L’Ostréopithèque est le premier roman de Bernard Cazaubon, auteur « local ». Une amie, proche de l’écrivain dirais-je, m’avait fait part de ce roman bien avant sa publication. J’avais les grandes lignes de l’intrigue, savais que l’histoire se déroulait « chez nous », entre Bordeaux et le Cap Ferret. Il m’était donc impossible de ne pas lire ce bouquin !
Pour rester dans la thématique locale, et coller à l’univers de l’auteur, je me suis offert L’Ostréopithèque à la Librairie Thiers d’Arcachon ! Une fois le livre en main, direction la plage ! J’étais impatiente et de plonger dans ce polar, dont le titre m’amusait, et de découvrir un nouvel auteur… les pieds dans le sable face à la mer !

L’Ostréopithèque nous plonge dans l’univers bordelais et ferret capien. Pour ceux qui connaissent la région, c’est un petit délice de se promener avec les personnages dans tous ces lieux magnifiques… (oui, je suis un peu chauvine !!) Ceux qui ne connaissent pas n’auront qu’une envie : découvrir le Cap Ferret, Arcachon, Bordeaux…
Bernard Cazaubon décrit magistralement cette région, comme on dit « on s’y voit sans problème », mais c’est surtout sa façon de dépeindre la « faune » locale qui est savoureuse… Rien ni personne n’est épargné. L’auteur écrit « sabre au clair et pied au plancher » !
Son Style ? Un humour décapant, une « gouaille » à la Frederic Dard, des personnages à la Michel Audiard… bref, une exquise gourmandise !

L’Ostréopithèque se déguste : on savoure sa fraîcheur, on apprécie son acidité.
Essai transformé en ce qui me concerne concernant Bernard Cazaubon. Je ne peux que vous conseiller ce polar et vous invite vivement à faire la connaissance de ce « jeune » auteur.
Oubliez « les petits mouchoirs », ou « petits kleenex » devrais-je dire, et découvrez une face non édulcorée de la société bordelaise et de la « presqu’île » !
Pour la petite histoire, il était question d’une adaptation du roman au cinéma… Pas mal pour début non ?!

PS: L’aventure continue dans « Première Ligne », second roman de Bernard Cazaubon.


In Fine
Stéphane Nolhart
Éditions Mots Ouverts 

InFine

    • BookInMe

In Fine. Lapidaire. Tranchant. Encore une fois un titre et une couverture qui m’intrigue.
Darc m’avait marquée. J’ai téléchargé ce livre les yeux fermés !
Quand je craque sur un auteur, je dévore toutes ses oeuvres. Stéphane Nolhart en fait parti. On ne peut pas dire qu’il soit un auteur, comment dit-on déjà, vous savez ce mot… dont la production est abondante ? Ha oui ! Prolifique ! Voilà ! Stéphane Nolhart n’est pas un auteur prolifique (hélas !).
Alors, quand il offre un livre à ses lecteurs, on ne réfléchit pas. On se rue dessus…affamé !

    • BookInner

Comment vous parler de ce livre sans trop en dévoiler ? Je vous livre, à demi mots, le « héros ».
Vous allez rencontrer un personnage que l’on évite toute sa vie. Une personne que l’on craint bien souvent de son vivant, que l’on déteste quand elle passe, qui ne nous laisse pas indemne quand on la croise… Un personnage qui nous a toujours fait peur, que l’on imagine… morbide.
Sauf que… pas du tout ! En fait, ce « héros », contrairement à nos idées reçues, est haut en couleur. Il possède un humour foudroyant. Il décide donc, contre toute attente, de changer l’image que le monde à de lui…  Et cela, par tous les moyens à sa disposition. In Fine, la fin justifie les moyens…

    • BookInnée

Le voyage de ce livre ? Entre deux mondes, dans une sorte de purgatoire où tous les codes seraient altérés, où les réseaux sociaux vous font Dieu en un jour… et Lucifer le lendemain !
On se questionne, on avance, on suit, on rit… parfois jaune.
Un périple à mourir de rire !

    • BookInYou

J’ai adoré ce livre ! L’auteur nous transporte dans son univers, du moins le pense-t-on. Une satire de notre monde, virtuel et visuel, juste et efficace. Encore une fois, Stéphane Nolhart évoque d’une plume magistrale des sujets délicats, avec art et noblesse. Une pépite de lecture.

À lire, relire… et offrir !

Un petit clic pour télécharger ce petit bijou !
In Fine De Stéphane Nolhart - Mots Ouverts éditions numériques
In Fine
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Dieu surfe au Pays Basque.
Harold Cobert.
Éditions Héloïse d’Ormesson

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  • BookInMe

Le titre m’a tout de suite attirée. Du surf, le pays basque : on est déjà en vacance sur la plage !
On imagine le soleil, le bruit des vagues, le sable chaud… restait à trouver la place de Dieu dans tout ça.

J’avoue ne pas avoir lu la 4ème de couverture, ni les nombreuses chroniques sur ce livre avant de le commencer. J’aime la surprise quand un titre me charme ainsi.
Je connaissais l’auteur. J’avais déjà dévoré ses autres ouvrages. Je ne partais pas en terre totalement inconnue. J’aimais son style, son choix des mots et sa façon particulière de vous transporter dans un autre monde. Treboc m’avait déjà conquise…
J’avais donc hâte de me plonger à nouveau dans un de ses romans au titre plus qu’aguicheur !

Ce n’est qu’une fois installée confortablement, prête à m’abandonner au plaisir de ce nouveau bouquin que je découvre cette petite note au bas de la couverture, typique des Éditions Heloïse d’Ormesson, « Le père interrompu ».
J’ignorer encore dans quel monde j’allais plonger, mais mon intérêt était piqué, titillé… J’ouvre enfin mon livre et cette citation « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ». Dostoïevski. Les Frères Karamazov. Un de mes bouquins préférés… Que de promesses avant même de commencer !

Enthousiaste et impatiente, j’ai commencé à lire…et ne me suis arrêtée qu’une fois le roman terminé !

  • BookInner

On entre dans le vif du sujet en quelques phrases. « Le bébé est mort ». Mauvais rêve d’un jeune marié, d’un futur père.
Dés les premières pages on s’immisce, tel Dieu, dans la vie de ce couple. On glisse entre passé et présent, rires et larmes. Omniscient, le lecteur pénètre dans l’intimité de leurs relations et s’attache peu à peu aux personnages du roman. On surfe sur leurs histoires. Histoire d’amour naissante. Histoire d’une femme fascinante. Histoire de la naissance d’un père…

  • BookInnée

Le voyage de ce livre ? On commence sur la plage, le sable chaud, le soleil, le bruit des vagues…
Puis, petit à petit, on entre dans l’eau. On commence à ramer, on observe cette vague angoissante qui se forme, grandit. On s’approche, on l’appréhende, on se prépare tant bien que mal… Et on se la prend en pleine face !
On boit la tasse, on essaye de remonter à la surface, sur sa planche, de retrouver l’équilibre… On doute en regardant cette nouvelle vague qui naît au loin, on hésite quelques secondes… Et on y retourne !

  • BookInYou

Ce roman m’a profondément touchée. De par son sujet délicat, que je ne livrerai pas, mais également par l’angle choisi par l’auteur. Thème toujours traité d’un point de vue féminin, sa vision masculine est surprenante, voire déroutante. Harold Cobert, divin marionnettiste, nous offre des personnages forts et captivants que l’on a du mal à quitter.
Dieu surfe au Pays basque est un roman émouvant, percutant. Les mots sont justes, puissants et font mouche à chaque fois. L’histoire « banale » de ce couple devient, sous la plume d’Harold Cobert, prenante, prégnante, unique, originale.

Bref, un vrai bon livre comme on les aime ! On regrette juste qu’il ne soit pas un plus long, pour ne pas quitter les héros.
À lire… et relire !

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